Laissez Dieu être bon pour vous

Laissez Dieu être bon pour vous

« …c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne se vante » Éphésiens 2.8 (LS21)

Dieu nous dit dans Sa Parole que nous sommes sauvés par la grâce et non par les œuvres. Or, le moyen par lequel nous sommes sauvés indique le moyen par lequel nous marchons chaque jour. Bien des chrétiens ont accepté le salut par la grâce pour la vie éternelle, mais peinent à l’accepter dans leur vie quotidienne.

Cela les empêche de s’approcher de Dieu et de s’attendre à ce qu’Il réponde à leurs prières. Ils se sentent indignes et pensent qu’à moins d’être parfaits et de faire un parcours sans faute, ils ne recevront rien de Sa part.

Mais Dieu veut vous amener à saisir Sa grâce et Le laisser être bon pour vous, quelques soient vos défauts, vos erreurs, votre immaturité. Il veut vous manifester Sa grâce et répondre à vos besoins car, tout simplement, Il est de nature généreuse.

La grâce se définie comme « une faveur imméritée ». Vous n’avez pas besoin de cumuler les bons points, de multiplier les performances, de battre des records dans la prière, mais juste de croire en Son amour.

Je ne parle pas ici de chrétiens qui sont confortablement installés dans le péché, mais de gens qui, bien qu’ils fassent parfois des erreurs, font de leur mieux. Dieu ne nous regarde pas à la loupe pour y voir tous nos défauts, pas plus qu’Il nous demande des comptes à chaque fois que nous trébuchons, mais Il voit notre cœur sincère qui cherche à bien faire, et cela Lui suffit.

En fait, plus vous allez admettre Sa grâce, et plus précisément vous allez pouvoir faire de réels progrès. Les coups de pieds au derrière ne font jamais grandir une personne, mais l’amour et la grâce le font.

Ma mère a recueillie une vieille chatte voici quelques années. Cette chatte a un lourd passé et a probablement été maltraitée par son ancien propriétaire. Cela la rendue extrêmement agressive. A cause de son caractère irascible, je l’appelais Jack l’éventreur, ou La psychopathe, et quand elle crachait ou manquait de me griffer, je lui filais des coups pédagogiques, pensant que cela la ferait changer.

Puis j’ai changé mon approche. Je l’attrapais parfois par derrière et bloquait ses pattes, de sorte qu’elle ne puisse pas me griffer, puis je la prenais dans mes bras en lui disant « Tu ne veux pas de moi ? Et bien je vais te faire autant de bisous et de caresses que je peux ». Puis je la caressais et l’embrassais, contre sa volonté.

Avec le temps, la chatte a complètement changé et est devenue adorable. D’un certain point de vue, elle ne méritait pas mon affection, mais je la lui en ai tout de même donné.

C’est ainsi que Dieu est. Il nous manifeste Sa grâce sans tenir comptes de nos imperfections. Et si un changement doit s’opérer en nous, ce n’est pas d’une manière musclée qu’Il va S’y prendre.   

La grâce nous est très difficile à admettre car nous avons été éduqués ainsi pour la plupart. On nous a dit « Si tu es gentil, tu auras une sucette », « Si tu travailles bien à l’école, tu auras un jouet ». De fait, nous procédons sur le mode de la récompense et nous pensons « Dieu écoutera mes prières si je jeûne…. si j’aime plus… si je suis une meilleure personne …si… si… si… »

Nous avons tous en tête ce verset comme une petite ritournelle « Car Dieu a tant aimé le monde… » mais nous avons plus de mal à l’appliquer à notre quotidien. Nous pensons « C’est pour les autres, mais pas pour moi ».

La grâce de Dieu n’en serait plus une si nous l’obtenions par nos œuvres et nos mérites. Paul dit :

« Or, si c’est par grâce, ce n’est plus par les œuvres, autrement la grâce n’est plus une grâce » Romains 11.6 (LS21)

Dans ma précédente église, il y avait une jeune femme que j’ai vu grandir. Je trouvais cette fille un peu superficielle et la jugeait de ne pas être aussi engagée que moi. Elle avait aussi grandi dans un foyer protégée et sain, et était issue d’une classe bourgeoise.

Quant à moi, j’ai grandi dans une famille à problèmes, et je passais une bonne partie de mon temps à étudier la Bible et évangéliser. Je pensais en l’occurrence que s’il y avait une personne à bénir, c’était bien moi !

A l’aube de ses 19 ou 20 ans, dès qu’elle eut fini ses études, elle fut tout de suite embauchée et obtint un poste très élevé, et très bien rémunéré. Et dans la même année, elle a rencontré celui allait devenir son époux.

Je trouvais cela injuste et pensais « Seigneur, regarde tout ce que je fais pour toi et d’où je viens, et vois le peu qu’elle fait ! » (Du moins le pensais-je).

Voyez-vous, Dieu nous bénie car Il est bon et prend plaisir à le faire, et non à cause de nos performances.

Bien entendu, cela ne signifie pas qu’il ne faille plus rien faire, et que Dieu ne nous rémunèrera pas pour notre fidélité, mais acceptons aussi Sa faveur imméritée. Notre mentalité de récompense et d’indignité bloque Son action dans nos vies.

  • Olivier Moulin