Semer dans la souffrance

Semer dans la souffrance, récolter dans la joie

Un principe étayé tout au long des Écritures est celui de la semence et de la récolte. L’homme est le semeur, et Dieu est le maître de la moisson qui attend de la terre le précieux fruit de la terre. Le Seigneur veut nous amener à obtenir une récolte dans notre croissance spirituelle, notre santé, nos finances, ou toute autre chose. Il veut réparer les torts que l’ennemi vous a faits les années précédentes

Toute récolte est précédée d’un temps d’ensemencement. Bien des gens ne récoltent pas car ils n’ont pas coopéré avec Dieu selon Ses principes. Ils veulent récolter mais sans semer au préalable.

« Celui qui pleure quand il sème criera de joie quand il moissonnera. Il part en pleurant pour jeter sa semence, il reviendra criant de joie, chargé de ses gerbes de blé. » Psaumes 126.5-6

Ce verset nous parle aussi de la joie de la récolte, et de la souffrance de la semence. Nous souhaitons parfois récolter dans la joie mais sans avoir semé dans la souffrance. Le Seigneur nous promet de récolter dans la joie, mais Il ne nous épargne pas la souffrance de la semence.

Certains pourraient penser « Dieu veut-il que je souffre ? Prend t-il plaisirs à me faire du mal ? ». Non, absolument pas. C’est notre chair qui souffre, car elle n’aime pas se plier à la Vérité.

C’est aussi une souffrance car c’est un acte de foi et d’obéissance au détour duquel Il nous attend. Dieu est bon, mais Il est aussi exigent, et Il réclame de notre part des actes de foi et d’obéissance.

En somme, la souffrance est lorsque nous crucifions notre chair et que nous ne faisons pas ce qui la satisfait, mais que nous faisons ce que nous estimons juste.

Par exemple, peut-être que vous n’avez pas envi de cesser de dire du mal des gens ou de vous plaindre, mais vous décidez de cesser car c’est ce qui vous semble juste. Vous plaindre fait du bien à votre chair mais pas à votre esprit.

Ainsi, pourquoi ne pas commencer à sortir vos mains de vos poches, pour les lever vers le ciel, lors de vos moments d’adorations ? La chair ne voudra pas s’y soumettre, mais c’est à vous de dominer sur elle, et non à elle de vous dicter sa loi.

Pourquoi ne pas commencer à semer vos finances au profit d’une œuvre chrétienne, selon vos moyens, même si celles-ci ne sont pas tip top ? Votre chair ne va pas aimer, mais la promesse d’une récolte vous est faite.

« Rappelez-vous ceci : celui qui sème peu récoltera peu ; celui qui sème beaucoup récoltera beaucoup » 2 Corinthiens 9.6

Pourquoi ne pas faire un sacrifice d’actions de grâce en vue de ce que le Seigneur va accomplir, même si, précisément, rien ne s’y prête encore ?

Pourquoi ne pas apprendre à compter sur Jésus ? Peut-être que c’est un sacrifice car vous n’aviez jamais fait cela auparavant, mais vous ne verrez jamais Dieu agir sans avoir commencé. Souvent, les gens veulent croire et être déjà en possession d’une chose. Mais c’est un non sens, car il ne s’agirait plus de croire, mais de voir.

Quelque soit le domaine, écoutez votre cœur – votre GPS divin – et voyez là où le Saint Esprit vous inspire.

   

Ensuite, ce verset nous parle également de « pleurs » car il s’agit d’un travail. Les larmes symbolisent l’effort, et lorsque nous semons, nous travaillons en vue de ce qui nous sera profitable plus tard. La souffrance temporaire de notre chair est un investissement pour notre vie future.

Nos semences ne sont pas vaines, mais nous sommes en travail, et quelque chose est en train de s’accomplir dans le domaine spirituel.

Il y a quelques mois, j’ai planté un noyau de manguier dans un pot, un arbre exotique pour nos latitudes européennes, car j’ai appris qu’il pouvait pousser dans nos appartements chauffés. Or, pendant plusieurs semaines, ce noyau n’a rien donné, et j’étais déçu. Mais, alors que je ne m’y attendais plus, une tige a surgit et des feuilles ont poussé. Aujourd’hui, mon petit manguier poursuit sa croissance.

Lorsque vous semez, il y a un travail qui se fait en terre. Vous ne voyez rien en surface, mais une chimie invisible opère dans ce noyau.

Et enfin, si la chair souffre, c’est parce qu’elle est routinière et qu’elle n’aime pas la nouveauté. Elle veut toujours manger la même chose, dire la même chose, regarder les mêmes choses, penser de la même manière, s’habiller de la même manière… La chair préfère la médiocrité des habitudes, car elles sont sécurisantes, à l’excellence que produit le changement, car la nouveauté peut sembler déroutante.

Quoiqu’il en soit, le Seigneur nous demande de souffrir, mais cela ne signifie pas pour autant que votre vie va devenir un enfer. Comprenez juste qu’il y a un effort à fournir.

Enfin, la souffrance dont il s’agit concerne aussi la souffrance de la Parole. Le Seigneur Se révèle comme un Père aimant, mais, comme notre père naturel nous a parfois repris, Il nous corrige et Ses reproches nous blessent.

Le Seigneur ne va pas vous corriger en vous envoyant des accidents ou des maladies, mais c’est par Sa Parole et des enseignements donnés par de bons prédicateurs qu’Il le fait.

« Mon fils, ne crains pas d’être corrigé par le Seigneur, et ne te décourage pas quand il t’adresse des reproches, car le Seigneur corrige celui qu’il reconnaît comme son fils. Supportez les souffrances par lesquelles Dieu vous corrige… » Hébreux 12.5-6

Lorsque le Seigneur vous reprend, ne vous braquez pas. Dieu n’a rien contre vous, mais Il est aussi un Dieu exigent. Par Sa sévérité, Il cherche à vous amener à un niveau supérieur de gloire et de force. Avalez juste votre salive et dites « Seigneur, ta parole est ‘’oui et amen’’ ».

– Olivier Moulin